Savoir distinguer les espèces terrestres proches

 

- La tortue d’Hermann et la tortue mauresque (voir Figure 1) :

 

La tortue d’Hermann se distingue de la tortue mauresque par la présence d’une griffe kératinisée au bout de la queue, en forme de grain de blé. En règle générale, la supracaudale est simple chez la tortue mauresque et double chez la tortue d’Hermann. Mais ce critère n’est pas constant. Il n’est pas rare d’observer une supracaudale simple chez la tortue d’Hermann et double chez la  tortue mauresque. La tortue mauresque possède des éperons cornés situés de part et d’autre de la queue, au niveau des cuisses.

 

  

 

- La tortue d’Hermann occidentale et la tortue d’Hermann orientale : 

 

La tortue d’Hermann occidentale et la tortue d’Hermann orientale sont deux espèces très proches. Il est important de savoir différencier ces deux espèces de manière à éviter l’hybridation qui est malheureusement très fréquente en captivité. Testudo hermanni boettgeri et Testudo hermanni hermanni ont des points communs indéniables : la grande variabilité de leur taille, de leur forme et de leur couleur. Il n’est pas toujours aisé de définir clairement l’appartenance d’une tortue à telle ou telle espèce.

 

La tortue d’Hermann occidentale, Testudo hermanni hermanni Gmelin, 1789 ; 
- Carapace des femelles arrondie, de forme ovale, légèrement trapézoïdale chez les mâles
- Carapace de couleur noire et jaune (variations de l’orangé jusqu’à un léger verdâtre)
- Présence d’une tache sub-oculaire jaune qui s’obscurcit avec l’âge
- Deux larges bandes noires continues sous le plastron (voir Figure 3)
- Sillon médian des plaques pectorales plus petit que le sillon médian des plaques fémorales (voir Figure 2)
- Plaque supracaudale divisée médialement (sauf exception)


- Taille : 230 mm pour la femelle et 176 mm pour le mâle
- Répartition : Espagne continentale (nord-ouest) et insulaire (îles Baléares : Majorque et Minorque), France continentale (sud-est) et insulaire (Corse), Italie continentale (ouest, Sicile) et insulaire (Sardaigne).

 

La tortue d’Hermann orientale, Testudo hermanni boettgeri Mojsisovics, 1889 ;
- Carapace des femelles de forme ovale, fortement trapézoïdale chez les mâles (contour de la carapace nettement élargi vers l’arrière)
- Bordure marginale postérieure de la carapace légèrement retroussée chez les mâles
- Supracaudale du mâle large, saillante et fortement incurvée vers l’intérieur
- Queue plus large et massive terminée par un éperon caudal plus long, conique et pointu
- Couleur générale de la carapace jaune pâle à verdâtre avec des taches noires
- En règle générale, absence d’une tâche sub-oculaire jaune. Elle est parfois présente dans certains cas.
- Bandes noires habituellement discontinues sous le plastron (voir Figure 3). Cette caractéristique est variable : en fonction des populations ces taches peuvent être rayonnantes, absentes ou couvrir entièrement le plastron d’une pigmentation noire.
- Sillon médian des plaques pectorales plus long (femelles) ou égal (mâles) au sillon médian des plaques fémorales (voir Figure 2)
- Plaque supracaudale généralement divisée


- Taille :  270 mm pour la femelle et 242 mm pour le mâle. La plus grosse tortue connue mesurait 357 mm pour un poids compris entre 6 et 7 kg.
- Répartition : Extrême nord-est de l’Italie, ouest de la Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Yougoslavie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Grèce, Turquie d’Europe, Bulgarie et Roumanie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Figure 1

 

 

 

 

 

 

 

Figure 2

 

 

 

 

Figure 3